Des courses zéro déchet, on le vit comment ?

panier-courses

Faire des courses zéro déchet, c’est un peu comme faire un marathon. Fini les supermarchés où l’on trouvait tout sur une même surface et où l’on jetait ses articles, dans un panier, pour en sortir 30 min plus tard, avec bien plus qu’il n’en faut. Aujourd’hui, il s’agit d’adopter une nouvelle façon de consommer, d’acheter et de dépenser. Commence alors un long questionnement sur nos besoins, nos envies, et nos limites.

Il fut un temps...

Il fut un temps…

Du temps, des déplacements, de l’organisation…

Pour nous, la première chose a été de repérer les boutiques qui proposent les produits dont nous avons besoin. Et on se rend rapidement compte que la liste peut devenir très longue – bien plus qu’on l’aurait espéré – et qu’il faut parfois faire de longs trajets. Mais qu’à cela ne tienne, on se motive et on enfile ses baskets.

Pour moi, parisienne, habitant dans un quartier animé du 11ème arrondissement, j’ai pu trouvé juste à côté de chez moi un boucher, un poissonnier, un fromager, des maraîchers (dont un qui propose des produits de petits producteurs d’île de France), des cavistes, un Biocoop et un Naturalia. On peut dire que je suis plutôt lotie. Mais il reste tout de même de nombreux produits que je ne trouve toujours pas en vrac (huile, miel…) ou qui m’obligent à traverser Paris (vin en vrac, les produits d’hygiène, produits ménagers…). Le plus contraignant dans cette nouvelle façon de faire des courses, c’est que je dois faire plusieurs étapes pour acheter tout ce dont j’ai besoin. Et comme je n’en ai pas toujours le courage, il m’arrive d’étaler mes courses sur plusieurs jours, et donc de passer des périodes plus ou moins longues sans certains de mes produits préférés.

Et toi Juliette ? J’habite à côté de la gare Montparnasse, à Edgar Quinet (14ème arrondissement). Ma façon de faire les courses a énormément changé : avant, je déambulais dans les rayons du Monoprix à l’affût de produits titillant mes papilles gustatives. Maintenant, je prévois mes repas de la semaine en fonction de ce que j’ai chez moi, et je n’achète que ce qui me manque. Dans mon quartier, j’ai rapidement repéré les commerces de proximités  et les enseignes Biocoop et Naturalia (à 10 min à pieds de chez moi). Cela ne m’a pas gênée d’adapter mon alimentation aux produits trouvés en vrac. J’apprécie d’avoir un frigo qui ne déborde plus et contient le strict nécessaire. En revanche, la multiplication des trajets est quand même gênante sur le long terme, surtout en cette fin d’année scolaire où j’ai eu énormément de boulot + un déménagement à gérer. Et avec le déménagement, je vais être amené à revoir toute ma routine de courses !

Autre élément qui a été une vraie nouveauté pour nous, a été de sortir avec nos sacs, cabas, bocaux et nos boites et de les présenter avec un grand sourire aux commerçants. Passée la surprise, ils se montrent très compréhensifs et nous félicitent pour notre démarche. C’est aussi l’occasion de discuter un peu, et là je donne +1 au côté humain.

Bilan : Même si c’est un peu fatiguant de faire plusieurs boutique, nous sommes ravies de consommer des produits de bonne qualité, de participer à l’économie des petits commerçants, d’avoir des contacts humains personnalisés, et bien évidemment, de faire un geste pour la planète.

Quand tu tends ton bocal aux commerçants.

Quand tu tends ton bocal aux commerçants.

Acheter ou faire soi-même … ?

Autre réflexion intéressante :  la question du DIY. Jusqu’où sommes-nous prête à aller pour éviter d’utiliser un emballage, pour éviter les produits toxiques, et faire un geste de plus pour l’environnement, et notre propre santé ? Mettre de côté des produits et des marques auxquelles on faisait confiance ? Et s’incomber la tâche de devoir prendre du temps supplémentaire pour un produit que l’on trouve tout prêt en magasin ?

Pour ma part il y a des produits que je fais avec grand plaisir (le pain, les gâteaux, les confitures, le déodorant). D’autres dont je ne maîtrise pas du tout la fabrication (le dentifrice, le liquide vaisselle), et les derniers dont je n’ai pas du tout envie de me lancer dans la préparation. Je reconnais que parfois, sous le coup d’une grosse flemme, il est plus simple pour moi de filer en magasin, ce qui me fait évidemment énormément culpabiliser.

Quand tu rates un D.I.Y.

Quand tu rates un D.I.Y.

En pratique

A proximité :

Les petits commerçants que vous retrouvez près de chez vous, seront certainement un peu surpris la première fois que vous leur tendrez vos boites et bocaux. Mais ils sont très accessibles et ne proposent quasi-systématiquement que des produits non emballés. Rendez-vous à la boulangerie, à la boucherie, à la poissonnerie, à la crèmerie ou chez le fromager, chez votre maraîcher, votre traiteur ou même au marché de votre quartier.

Plus éloigné :

Avec un peu de recherche sur internet, en vous baladant, ou en discutant avec des amis, des commerçants, des blogueurs, vous dénicherez des petites boutiques qui proposent des produits en vrac bien spécifiques comme les thés, les épices, les boissons, les produits ménagers…Et puis il y a les chaînes les plus connues à Paris, Naturalia et Biocoop, qui proposent pâtes, farines, graines, épices, biscuits en vrac…

Dans les boutiques vintages, vous trouverez  des chaussures, des vêtements, des sacs et des accessoires d’occasion. Sans emballages, sans étiquettes en cartons, et qui n’auront très probablement pas voyagé (+1 pour l’empreinte carbone).

Et puis enfin les vide greniers et les brocantes, pour trouver du mobilier et des objets de décoration, mais aussi des vélos, des disques, des livres, de la vaisselle…

Quand le commerçant te félicite !

Quand le commerçant te félicite !

Ils viennent à nous :

Des associations et des entreprises s’organisent pour livrer directement chez vous, ou dans votre quartier, des produits frais, régionaux et souvent bio. Vous pouvez même y trouver des produits ménagers, de beauté, des éponges et des plats préparés.

La ruche qui dit oui :  https://laruchequiditoui.fr/fr

Les AMAP, http://www.amap-idf.org/

Les paniers bio, http://www.mon-panier-bio.com/distributeur/local/75-paris/

http://www.lecampanier.com/

http://www.panier-bio-paris.fr/

C'est l'effet zéro déchet !

C’est l’effet zéro déchet !

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Une réflexion sur “Des courses zéro déchet, on le vit comment ?

  1. C’est vrai que c’est pas toujours facile de s’organiser pour des courses zéro déchets . Mais on apprend a faire du stock . Du moins c’est le cas pour moi .
    Il y a deux magasin de vrac ou je fait mes courses , le premier une boutique qui vents du vrac et locale, pas loin du marcher donc ça va vite .
    Pour l’autre , ou il y a un peu plus de choix (et mes céréales préféré ) je met plus de temps a y aller (2 métro plus de la marche) . Celui ci j’y vais le moins souvent possible donc je stock certain produits pour ne pas y retourner trop souvent (même s’il y a beaucoup plus de choix ).

    On a du beaucoup changer nos habitude alimentaire a la maison mais positivement .

    Pour le moment il y a pas mal de chose que je ne veux pas faire (shampoing , liquide vaisselle ) heureusement je les trouve en vrac …

    Aimé par 1 personne

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